Kali Baru, le champ de bataille de Talitha Koumi

5h30 am, une journée semblable à tant d’autres débute pour Khalda Ghaniyyah, 15 ans et ses 3 frères et soeurs à Kali Baru, bidon-ville qui s’étend sur 5,4 km2 , l’un des plus gros bidon-ville de Jakarta.

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Avec une densité de 50 000 habitants par km2, Khalda est consciente du moindre geste de ses voisins. Impossible d’avoir un peu de tranquillité et d’intimité.En comparaison, le Québec compte 6,6 habitant/km2.

Tout comme la majorité des habitations de Kali Baru,la « maison » sous location (comble de l’ironie) de Khalda est faite avec des matériaux de récupération rendant les maisons insalubres et à risque pour les incendies. De plus, les maisons et leurs occupantssont exposées aux fortes pluies et aux innombrables inondations accompagnant  la saison des pluies en Indonésie.

De plus, comme il n’y a aucune installation sanitaire, les habitants de Kali Baru n’ont d’autre choix que de faire leurs besoins directement dans le fleuve qui déborde régulièrement dans le bidon-ville.


Situé le long du fleuve, Ciliwung bordant le port de mer principal de Jakarta, l’un des plus pollué de Jakarta, Kali Baru est enveloppé d’une puanteur continuelle et difficile à décrire en mots, puanteur qui s’accentue pendant la saison des pluies qui emprisonne l’air au-dessus du bidon-ville de novembre à avril.

4 carte Kali Baru

Malgré la multitude de tâches qui l’attend avant d’aller à l’école , Khalda attend avec impatience le moment de retrouver ses amies à l’école. Toutefois, comme son père âgé de 65 ans est sans emploi et sa mère peine à gagner de quoi subvenir aux besoins de base de la famille, il arrive souvent que Khalda doive travailler dans une petite boutique tenue par des voisins au lieu d’aller à l’école. 

Quand Khalda a le temps de rêver à un avenir meilleur, elle rêve de devenir chef cuisiner. Talitha Koumi s’est engagé à soutenir Khalda dans l’atteinte de son rêve. 

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