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Les filles que nous aidons existent pour de vrai !

Cliquez sur l’image afin de faire la connaissance de Yeti Junita !

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COVID-19 et Indonésie: 12 ans de progrès menacés

Pour plus de 250 millions de personnes dans le monde, les chiffres ne mentent pas: il y aura en effet un monde PRE COVID-19 et un monde POST COVID-19. Dans l’état actuel des choses, l’Indonésie, comme de nombreux autres pays, est aux prises avec une jeunesse désabusée, des inégalités croissantes en matière d’éducation et un avenir semé d’obstacles souvent insurmontables pour les femmes souhaitant accéder à de réelles opportunités économiques.

C’est dans ce monde que Dea Augustin évolue. C’est une orpheline de 13 ans que Talitha Koumi et Kusuma Bongas ont prise sous leur aile. Elle vit avec sa grand-mère et ils sont parmi les plus pauvres parmi les pauvres qui gagnent en moyenne 1,90 $ par jour. Le monde est actuellement frappé par une tempête parfaite composée du trio COVID, conflit armé et changement climatique. Ces 3 phénomènes combinés plongeront 99 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté.

Quant à aujourd’hui, environ 257 millions de personnes gagnent 3,20 dollars par jour. De ce nombre, la tranche d’âge des 15-24 ans en Indonésie est durement touchée. Mais il existe des différences majeures entre les moins fortunés des zones rurales, sous-scolarisés et résignés à leur sort, et les jeunes des banlieues. Ils sont plus instruits, plus urbanisés et beaucoup moins enclins aux travaux agricoles dans les rizières, par exemple. Comme ils sont plus conscients de ce qui se passe autour d’eux, ce segment de la population peut ne pas accepter d’être mis à l’écart aussi facilement et subir toujours les conséquences de décisions qui n’émanent pas de leur contrôle.

Actuellement, Talitha Koumi est en mesure d’accompagner Dea (ainsi que 13 autres jeunes filles) dans la poursuite de ses études. Elle est actuellement au collège et son rêve est de devenir médecin. Comme l’illustre le graphique, la situation d’extrême pauvreté en Asie ne cessait de s’améliorer depuis le krach boursier de 2008, mais la pandémie actuelle a déformé toutes les cartes.

Les économistes utilisent l’indice GINI pour évaluer la répartition de la richesse dans une population. Plus cet indice est élevé, plus les inégalités sont importantes. Depuis mars 2020, cet indice n’a cessé d’augmenter et l’Asie est la première région touchée, suivie de l’Afrique subsaharienne.

Concrètement, si l’on combine l’indice GINI avec le fait que 25% de la population indonésienne n’a pas travaillé depuis mars, le pays (et les pays d’Asie du Sud) se dirige vers une catastrophe humaine sans précédent malgré toutes les mesures mises en œuvre. par le gouvernement indonésien.

Quiconque dit que l’augmentation des inégalités signifie une augmentation de la traite des êtres humains. Les trafiquants comptent sur la fragilité et la détresse des victimes potentielles pour les piéger dans leurs filets. Dans ces moments-là, de nombreux parents ne voient en leur fille qu’un moyen de sortir de l’extrême pauvreté et de nombreuses jeunes filles, orphelines ou abandonnées par leurs familles, n’ont d’autre choix que de vendre leur corps pour avoir un endroit où vivre et manger.

Talitha Koumi travaille depuis plus de 3 ans dans le quartier d’Indramayu, berceau de la prostitution en Indonésie (pour accéder à notre reportage sur ce sujet, cliquez ICI). Quand on sait qu’il y a à peine 20 ans, il n’y avait ni électricité, ni eau courante, ni route goudronnée dans le village de Bongas, il serait illusoire de croire que la situation de Dea s’améliorera comme aucune autre la magie.

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Une typique du village de Bongas, district d’Indramayu, Java Ouest

 

Il est inévitable qu’une grave crise économique frappe la planète entière en raison des mesures drastiques qui ont dû être prises, ou non, pour endiguer la pandémie. Evidemment, les différentes solutions ne donnent pas les résultats escomptés, le site WORLDOMETER (lien) comptait 54 724 085 personnes infectées avec plus de 1,3 million de décès. Jamais une crise sanitaire n’a eu un impact aussi important et, mis à part un hypothétique vaccin très attendu, rien n’indique que les remèdes équestres appliqués par les gouvernements ne causent pas plus de problèmes que la maladie elle-même.

Pour que Dea et sa petite sœur aient un espoir réaliste de s’en sortir, des ONG comme Talitha Koumi et Yayasan Kusuma Bongas doivent pouvoir continuer leur travail. Aussi irréaliste que cela puisse paraître pour un Canadien ou un Américain, de nombreux travailleurs indonésiens ne peuvent pas travailler à domicile soit parce qu’Internet n’est pas accessible, soit parce que leur gagne-pain ne leur permet pas de travailler à domicile.

Regardons les choses en face, des temps difficiles se profilent. Cette pandémie entraînera concrètement un minimum de 100 millions de nouvelles personnes dans l’extrême pauvreté, l’espérance de vie et la qualité de vie de centaines de millions de personnes seront affectées et l’Asie du Sud sera l’une des régions les plus touchées.

C’est pourquoi Talitha Koumi a plus que jamais besoin de vous. Il y a 300 000 femmes victimes de prostitution et 90 000 d’entre elles sont mineures. Il peut s’agir de vos filles ou de vos voisins.

La mission de Talitha Koumi comporte deux volets: a) la prévention, dont l’un des moyens est de maintenir les jeunes filles à l’école et b) la réinsertion sociale consistant à aider les jeunes prostituées souhaitant sortir des griffes de la prostitution.

Pour aider Talitha Koumi:

Ensemble, nous faisons la différence. Allez-vous vous battre avec nous?

Daniel Jean

PDG et fondateur de Talitha Koumi

 

Références pour cet article

Comment le COVID-19 augmentera les inégalités dans les marchés émergents et les économies en développement

L’impact du COVID-19 sur la pauvreté mondiale dans un contexte de croissance et d’inégalité qui s’aggrave

https://blogs.worldbank.org/opendata/impact-covid-19-global-poverty-under-worsening-growth-and-inequality

https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/34451/September-2020-PovcalNet-Update-What-s-New.pdf?sequence=1&isAllowed=y

Pauvreté et prospérité partagée

http://pubdocs.worldbank.org/en/963481563917599502/mpo-idn.pdf

 

 

 

 

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Talitha Koumi et Kusuma Bongas au service de nos protégées

Rien ne me procure plus de plaisir que de voir, en direct, Talitha Koumi et Kusuma Bongas prendre soin de nos protégées.

Venez faire la connaissance de nos filles ainsi que de M. Nonot Terryano, notre fidèle collaborateur dans le district d’Indramayu.

Pour regarder la vidéo, cliquez ICI.

POUR NOUS SUPPORTER ET POUR DONNER, cliquez ICI.

Daniel Jean

Président fondateur de Talitha Koumi.

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Talitha Koumi fait une différence pendant la pandémie

Pandémie ou pas, la lutte contre le trafic sexuel des jeunes filles en Indonésie doit se poursuivre. Et elle se poursuit !

Grâce à une subvention de l’organisme Dark Bali, TK peut offrir de l’aide alimentaire à 10 nouvelles familles pendant 2 mois, ce qui porte à un total de 19 le nombre de familles soutenues par nous.

Présentement (les écoles étant fermées), notre aide est alimentaire mais dès que les écoles ouvriront, nous retournerons à notre mission première: La prévention de la prostitution et la réinsertion des jeunes filles victimes de la prostitution.

Cette année, l’objectif était de soutenir 15 familles d’ici juin 2020. Pour juin 2021, nous visons un objectif de 100 familles. Avez-vous l’audace de prier avec foi, avec moi, en ce sens ? Nous soutiendrez-vous financièrement sur une base régulière ?

Pour terminer, voici 2 liens pour visionner une courte vidéo de TK à l’oeuvre sur le terrain ainsi qu’une entrevue que j’ai accordé à une émission de télé du ministère Enseigne-moi.

Bon visionnement !

TK sur le terrain

Daniel Jean en entrevueL’entrevue débute à la minute 20

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Talitha Koumi sur le terrain pendant la pandémie

 

Ce blogue sera court. Je désire simplement vous faire part des dernières nouvelles de nos filles en Indonésie.

Tout d’abord, les bonnes nouvelles. TK a reçu la semaine passée un don de 1500$ venant de l’ONG Dark Bali. Cette aide est destinée à fournir des denrées alimentaires à 10 nouvelles familles pendant 2 mois dans le village de Bongas où nous oeuvrons avec la Fondation Kusuma Bongas ( Les fleurs de Bongas).

Je participerai d’ailleurs à une rencontre ZOOM en compagnie de plusieurs ONG impliquées dans la lutte contre le trafic sexuel des filles en Indonésie mardi le 26 mai à 23h00 (décalage oblige) afin de faire le point sur la situation du trafic sexuel en cette période de pandémie.

À ce sujet, notre collaborateur M. Nono Terryano ( sur la photo ci-haut) m’a fait un état de la situation pour le district d’Indramayu et ce n’est pas rose.

Déjà hautement précarisé par de petits boulots ne  permettant même pas de subvenir à leurs besoins, les familles actuelles ont vu leur situation empirer par la perte de ces petits boulots. Comme il n’y a pratiquement aucune aide gouvernementale en Indonésie afin garantir un minimum de revenu, notre collaborateur note une nette augmentation de la violence familiale.

Comme les abuseurs et les prédateurs ne prennent aucun repos mais profitent de la crise pour étendre leur emprise sur les familles, celles-ci sont encore plus tentées de vendre leurs filles aux réseaux de prostitution. Souvenons-nous que la pauvreté extrême est le facteur numéro 1 menant à la prostitution et que la situation en Indonésie s’est considérablement dégradée avec cette pandémie.

Présentement , il en coûte 118$ CAD approximativement afin de fournir les denrées suivantes (riz, sucre, oeufs, nouilles instantanées, huile végétale, masque et désinfectant pour les mains) à une famille pour une période de 2 mois.

Pour donner cliquez ICI

Au nom de toutes les familles que TK aide, je vous dis un GROS merci.

 

Daniel Jean

PDG Talitha Koumi

Photographe reporter

www.talithakoumi.org

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Talitha Koumi: Nous mettons un visage sur les victimes

Elles vivent à plus de 13 000 km du Canada et elles existent vraiment ! La devise de Talitha Koumi étant de sauver les victimes du trafic sexuel une image à la fois, cet article veut donc vous présenter quelques-unes des victimes que quelques-unes des victimes que nous avons rencontré lors de notre photo-reportage.

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De trafiquant à intervenant: Faites la connaissance de Nonot

Il y a maintenant 22 ans que Nonot Taryono, un résident du village de Bongas, a tourné le dos au métier de trafiquant de jeunes femmes pour les réseaux de prostitution issus du district t de Bongas.

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